Le climat hier et aujourd’hui PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Wynants   
Samedi, 01 Janvier 2011 09:00
Nous avons l’impression que les Noëls blancs étaient plus fréquents jadis.
Et pourtant !
Prenons les années de la Seconde Guerre mondiale, en nous inspirant des notes du journaliste Joseph Bronckart.

1940 a un Noël blanc. Pour les autres Noëls de guerre :  : en 1941, temps pluvieux ; en 1942, gelée et givre mais pas de neige ; en 1943, temps couvert ; en 1944 temps clair puis tendance au brouillard, mais sans neige.
En 1940, il a neigé à partir du 29 novembre pour durer pas mal de temps mais en 1941, la première neige arrive dès le 29 octobre et ne reste que quelques jours.

Le début 1942 se caractérise par un froid piquant :-15° le 12 janvier à Verviers, -21° le 20 dans la vallée de la Vesdre, -28° à Limbourg et –21° à Verviers le 21.
Le 22 janvier, le train Bruxelles-Verviers qui devait partir à 7H et arriver à 10H30 est entré en gare à 18H30. Il était resté en panne plus de cinq heures dans la campagne…
Le 27 janvier 1942, il fait -24°, les aiguillages des trams sont gelés et aucun train n’est arrivé de Bruxelles. Quant au train de Paris, il est annoncé avec 26H de retard !
Le 4 février, on remarque qu’il y a 1 mètre de neige à la campagne.

En 1943, la première neige significative tombe le 10 décembre mais il neige encore le 31 mars 1944.

Bien évidemment, nous revoyons l’époque de l’Offensive Von Rundstedt comme particulièrement enneigée et froide. C’est vrai qu’une première neige tomba sur notre région le 9 novembre mais, chez nous, en ville, la neige ne revient vraiment qu’après Noël, pratiquement le 28 décembre. Jusque là, c’est un temps couvert, avec du brouillard puis, à partir du 23, heureusement pour les chasseurs-bombardiers alliés, le ciel se dégage. Le 2 janvier 1945, on note -10° et le 9, sur les hauteurs, la couche blanche atteint 50 cm. En ville, les chasse-neige américains déblaient les itinéraires militaires. Il reneige encore le 20 et le 21. Le 25, la température en ville est de -14°. Le dégel se marque à partir du 31 janvier.
Sur le champ de bataille, la neige n’a fait son apparition au plus tôt que le 21 décembre (sauf dans le Schnee Eifel évidemment)
-14°, c’est déjà glacial mais ce qui accentue encore l’impression de froid, c’est le vent.

Pour conclure, en partant toujours des notes de Bronckart, je remonte à l’hiver 1916-1917 où on note -20° le 18 janvier 1917, -24° avenue Mullendorff le 5 février et des chutes de neige encore le 17 avril.

Les caprices de la météo ne datent pas d’hier !

J. Wynants
Mise à jour le Vendredi, 21 Janvier 2011 06:47
 

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