Erik Duckers à l'Abbaye de Stavelot PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Albert Moxhet   
Vendredi, 31 Mars 2017 23:27

Samedi Coup de cœur d’Albert Moxhet

Après une quinzaine d’années de fonctionnement, le Café des Musées de l’Abbaye de Stavelot méritait bien … un rafraîchissement. À l’initiative de Virgile Gauthier, directeur de l’Abbaye, l’opération s’est réalisée sur plusieurs plans.

 
En ce qui concerne l’aspect "consommation", la carte est complètement revue et centrée sur des circuits courts n’excédant pas un intermédiaire entre le producteur et le consommateur. On comprend donc qu’il s’agit pour la cuisine de se fournir directement chez les producteurs de la région. Et l’on sait qu’il n’en manque pas et que leurs produits sont de haute qualité.

 


 

La physionomie du lieu a aussi été complètement rénovée, que ce soit pour le mobilier ou la décoration. Afin de créer une allusion aux vitraux qui sublimaient autrefois la lumière de l’ancienne abbatiale, Bernard Tirtiaux a réalisé pour le bar de longues fresques en lames de verre blanc sculpté.

Dans la partie gauche du Café des Musées, les murs ont échangé leur rouge-orange pour un bleu très sobre sur lequel se détachent harmonieusement les tirages grand format de photographies dues à Erik Duckers. Nos lecteurs savent combien ce photographe theutois est attentif à mettre en relief, sans tomber dans le sensationnel, des détails qui donnent un autre regard sur des sujets que l’on croit connaître. À diverses reprises et à des heures différentes, il est venu regarder l’abbaye, en saisir des moments et des angles souvent décalés. « Je ne change pas la lumière, dit-il, mais j’essaye de changer ce que j’en fais. »

 


 

Il aime aussi ne pas perdre la dimension humaine des sujets qui l’inspirent et cela donne, en noir et blanc ou en couleurs, une vision personnelle, originale, de ce que ces lieux donnent à voir, avec un clin d’œil à d’autres artistes : le vitrail d’André Blank dans la tour de l’abbatiale ou les sculptures de Serge Gangolf dans les ruines de la nef.

 

 

Puis il y aussi la présence des trois musées : celui de la Principauté de Stavelot-Malmedy avec ses éléments historiques, celui de Guillaume Apollinaire et sa discrétion feutrée, mais, au musée du Circuit, le décor flashant rappelant la Route 66, où Erik a naguère regardé de près les énormes camions américains. L’ensemble de ces photographies constitue ainsi une exposition permanente, mais aussi un hommage à un artiste de grand talent. (Ouvert tous les jours de 10 à 18h, 080/88 08 78, Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , www.abbayedestavelot.be) 

 

 

 

         

 

Mise à jour le Samedi, 01 Avril 2017 00:27
 

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