Christian Verpoorten à l'Arvô. Jusqu'au 23/08 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Albert Moxhet   
Vendredi, 14 Août 2015 04:39

Samedi Coup de cœur d’Albert Moxhet

Nos lecteurs se souviendront qu’en décembre dernier, nous avons eu le plaisir de leur présenter ici même la première exposition publique des peintures de l’artiste theutois Christian Verpoorten. En soi, cette exposition était un événement, parce que, loin d’être un novice, Christian s’était, jusque-là, toujours refusé à exposer, l’art étant pour lui une forme de nécessité personnelle nourrie d’une intense réflexion dont il ne croyait qu’elle puisse réellement intéresser grand monde. 

 
Venu de la sculpture monumentale, art dans lequel il a voulu traduire un ressenti qui le poussait vers une dimension cosmique, il dut cependant renoncer à un très beau travail, puissant et délicat, en raison de projets d’exploitation dont l’esprit ne lui convenait pas, mais aussi de douleurs dorsales,  

 

 

 

S’ensuivit, comme nous l’avions indiqué,  une longue période nourrie de lectures et de réflexion au cours de laquelle Christian se remit à dessiner et à peindre. Seuls quelques proches et amis pouvaient se rendre compte de l’œuvre étonnante qui s’élaborait et prenait de l’ampleur sous son pinceau, un mot qui doit rester au singulier. Car il s’agit d’un travail extrêmement précis, chaque toile étant recouverte de six couches appliquées au pinceau fin pour donner un maximum de matière, de relief à la peinture.

 


 

L’exposition organisée dans ce bel endroit qu’est l’Espace Arvô, à Limbourg, permet au visiteur de retrouver dans le calme et la sérénité les compositions extrêmement denses de Christian Verpoorten et d’y chercher sa propre interprétation d’un univers rempli de symboles qui se combinent entre eux dans un séduisant jeu de courbes et de couleurs.

 


 

Si l’artiste laisse ainsi toute liberté de vision, lui-même ne s’enferme pas dans un système. C’est ainsi que l’on découvre une nouvelle composition de grand format fondée non plus sur la courbe, mais sur la ligne droite et les angles. Se détachant sur un noir profond davantage perceptible que dans les autres acryliques, une forme arborescente supporte ce qu’on peut interpréter comme des HLM tandis qu’une frise  aux couleurs pimpantes cerne l’ensemble comme le feraient les maisons villageoises d’un jeu de construction.

 


 

Ceci ne fait pas mentir la formule "art abstrait symbolique narratif" employée pour essayer de définir la voie qui est celle de Christian Verpoorten, mais au contraire montre bien l’indépendance qu’il entend conserver vis-à-vis de catégories où on voudrait l’enfermer. Et comme pour bien l’affirmer, il expose aussi des "petits travaux" comme ceux qu’il réalise sur place : des compositions graphiques en noir sur blanc ou aplat de couleur. Cela aussi est une forme de partage de sensibilité.

[L’exposition des tableaux de Cchristian Verpoorten à l4espace Arvô, place Saint-Georges, 30, à 4830 Limbourg, est ouverte jusqu’au 23 août, du mercredi au dimanche, de14 à 18h]

Mise à jour le Vendredi, 14 Août 2015 05:01
 

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