Marcel Leruth chez Christie. 4-19/04 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Albert Moxhet   
Samedi, 28 Mars 2015 09:20

Samedi Coup de cœur d’Albert Moxhet

Marcel Leruth, qui fête ses 87 ans ce 12 avril, dessinait dans ses cahiers à l’école primaire de Mortier : « Je préférais déjà dessiner plutôt que de m’escrimer avec les matières classiques qu’étaient le français et le calcul », se souvient-il. Encouragé par son instituteur, il se dirigea ensuite vers le dessin technique et l’électromécanique. Et survint la peinture…

Il n’avait pas 20 ans que ses premiers tableaux furent exposés chez un boulanger à Blegny et la peinture ne le lâcha plus. Tout au long d’une vie bien remplie dans l’industrie et au cours de laquelle il construisit plusieurs maisons pour sa famille et fit de très nombreux voyages, Marcel Leruth ne cessa de peindre, dessiner, graver. Sa passion pour la peinture s’est d’ailleurs nourrie de cette riche existence en lui fournissant un large éventail de sujets.

À cœur bien né, le pays natal est cher, dit-on, et en effet, les pinceaux et couteaux de Marcel l’ont toujours ramené au plateau de Herve et en Ardenne, mais avec quels détours ! Ses voyages professionnels, à commencer par le Congo des années 1950, mais aussi ceux des vacances et de la retraite - ceux-là avec son épouse – lui ont fait faire le tour du monde et l’on peut bien imaginer que la lumière et les couleurs de tous ces horizons ne pouvaient laisser indifférent cet artiste qu’inspirèrent aussi les grands flamboiements du sillon industriel liégeois.

« Je suis persuadé que vouloir peindre si on n’en a pas le don est impossible », dit Marcel Leruth, qui conseille aux débutants de ne pas hésiter à copier, à imiter de bons tableaux. « Si vous avez le don du dessin et de la peinture, le jour où vous vous en apercevez, vous avez en main 80% du résultat. La suite n’est que travail, travail et encore travail, et surtout audace », affirme-t-il sur la foi de l’expérience. Et, en effet, esprit rigoureux dans sa sensibilité, ce peintre à la touche énergique ne s’est jamais contenté d’une réussite acquise une fois pour toutes. Son inspiration postimpressionniste lui a permis de renouveler continuellement sa manière de rendre telle ou telle "petite chose" pour en affiner l’interprétation, particulièrement dans les alternances de rythmes. Ce qui l’a amené, à titre d’essai, jusqu’à une démarche abstraite.

Marcel Leruth a énormément exposé, en Belgique et à l’étranger. À plus d’une reprise, on a pu voir ses œuvres dans des salons organisés par Christie. C’est encore chez elle qu’il propose, du 4 au 19 avril, un ensemble de ses "coups de cœur d’ici et d’ailleurs".

[Espace d’art Christie, Saint-Germain, 155c , 4861 Soiron (Pepinster), du 4 au 19 avril, v-s-d : 14-19h, 087/82 01 86, Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , http://www.christieart-skyrock.com. Le peintre sera présent aux heures d’ouverture de la galerie.]

 

  

 

Mise à jour le Samedi, 28 Mars 2015 09:36
 

Commentaires  

 
+1 #1 Jean Nizet 07-04-2015 21:14
Voila une série d'oeuvres qui sont vraiment à voir. On ne s'en lasse pas!
 

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