Quelques duos PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Albert Moxhet   
Vendredi, 22 Août 2014 09:55
 

Samedi Coup de cœur d’Albert Moxhet

Par une étrange coïncidence, cette seconde moitié d’août voit s’inscrire dans l’agenda une série d’expositions réunissant chaque fois deux artistes. Certaines d’entre elles ont déjà été évoquées ici, d’autres étaient très brèves, d’autres encore se prolongent jusqu’à la fin du mois ou plus tard.

 
Au Moulin Banal de Theux, rue du Roi Chevalier, 29, Jeannine Nouwen et Fernand Winand ont bénéficié d’un lieu qui convenait remarquablement à leurs travaux respectifs sur bois pour une exposition malheureusement trop brève. Appliquant l’exigeante technique des bois de Spa non seulement sur des boîtes, mais également sur de plus grandes surfaces planes, Jeannine Nouwen trouve principalement son inspiration chez les animaux, dont elle isole des détails dans des cadrages parfois surprenants, mais qui, au prix d’un travail minutieux, traduisent remarquablement le regard de la vie. Sculpteur d’une très grande discrétion, Fernand Winand s’attache aussi aux formes animales, qu’il transcrit dans le bois avec une belle élégance et un souci du détail particulièrement précis.

À la Galerie Prince de Condé, rue Gérardy, à Spa, Hiram en sculpture et Marc de Wergifosse en photographie donnent des interprétations du corps féminin auxquelles un accrochage bien étudié confère parfois une harmonieuse complémentarité. Hiram, on le sait, travaille des résines à partir de moulages corporels ; si le buste est évidemment très présent dans ses compositions, le sculpteur peut aussi révéler la simple beauté d’un mollet tendu sur un pied se posant à peine. Le mouvement est souvent suggéré par l’attitude ou par un élément de l’ensemble. Pour ses photographies, Marc de Wergifosse choisit des lieux en état de décrépitude : locaux abandonnés, bâtiments que guette la ruine, machines arrêtées dans un autre siècle. Il y intègre, à des distances variables, la présence presque fantomatique d’un nu féminin et rehausse numériquement ses ambiances glauques par quelques interventions de couleurs vives. (Jusqu’au 7 septembre, 14-18h)

Inge Sauren et Jean-Marc Gering fêtent à Walhorn les vingt ans de leur galerie, l’Atelier I.S., originellement établie à Eupen. Pour ce faire, depuis mars dernier, ils invitent deux par deux des artistes qui ont exposé chez eux au cours de ces deux décennies. Il s’agissait cette fois de l’Aixois Peter Augenbroe dont les tableaux figuratifs oscillent entre un fauvisme très coloré et des compositions comme voilées de soie, ou alors éclatent dans un jeu de formes laissant le champ libre à l’interprétation. L’autre artiste est René Collienne qui, en dépit de ses ennuis de santé, n’a pas cessé de peindre, ce qui permet d’apprécier ici des œuvres toutes récentes à côté d’autres qui constituent ainsi l’ébauche d’une rétrospective.(Heidestrasse, 39, à Walhorn, jusqu’au 7 septembre, w-e : 14-18h ou RV au 087/631 690)

La Galerie L’Arvô, place Saint-Georges, 30, à Limbourg, propose jusqu’au 31 août des œuvres de Raymonde Michels et de Marie Wynands, toutes deux disciples de Marie-Françoise Peters. On ne s’étonnera donc pas de voir aux cimaises des tableaux de sables colorés, une technique que Raymonde Michels maîtrise avec un brio qui lui permet de réaliser de lumineuses compositions d’une très grande finesse dans le détail comme dans l’harmonie des coloris. Récente lauréate du Cercle Artistique de Spa, Marie Wynands se passionne pour la peinture à l’ancienne en glacis et pour le pastel sec, deux techniques dans lesquelles son expérience l’amène, pour la seconde principalement, à pouvoir restituer avec une infinie délicatesse les sensations fugitives éprouvées devant le jeu d’un rayon de soleil matinal se glissant dans la brume ou dans les feuillages qui s’éveillent.(Me-di : 14-19h)

 


 

 

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Mise à jour le Vendredi, 22 Août 2014 10:22
 

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