La nouvelle saison 2010 - 2011 du CCRV PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Best of Verviers   
Mercredi, 23 Juin 2010 08:00

En 20 ans, Pierre Stembert a croisé bien des grands noms… au Grand-Théâtre de Verviers. Robert Hossein, Duffilo, Roland Giraud.  Roger Hanin est celui qui lui a laissé le meilleur souvenir. Sur cette longue période de vingt ans à la tête du CCRV, les chiffres défilent et  impressionnent ! Ce sont près de 3500 artistes qui ont foulé les scènes verviétoises. Quant au nombre de spectateurs, il faut compter entre 60 à 70 000 spectateurs par an.


Si la nouvelle saison 2010-2011 s'annonce déjà remarquable, on peut déjà prendre note de quelques spectacles qui ont retenu notre attention au niveau de la programmation.

Il apparaît déjà que la pièce Antigone de Jean Anouilh sera un must au niveau théâtre. En musique, les Rabaets sont vraiment la mémoire des Beatles sur scène. Une grande chance de les voir à Verviers. Enfin, humour qui rime avec toujours, Richard Ruben, et Alain Soreil avec son Cougnet toi-même seront à l’affiche verviétoise. Sans oublier les géniales coproductions avec Paroles d’homme et Liège au pays de danse

- Il s'agit donc d'un bien bel anniversaire. Quelles sont vos plus grandes joies et difficultés dans ce boulot ?
Un bel anniversaire, j’entre ainsi dans la légende car je suis celui qui est resté le plus longtemps à la tête d’une institution comme le Grand-Théâtre. Je me rends compte que je fais un travail extraordinaire riche en événements, en rencontres. Mais ne nous leurrons pas, il n’y a pas que des côtés positifs. Ce n’est pas simple, dans le contexte actuel de tenir un vaisseau pareil à flots. Il y a d’abord les éternels soucis financiers et la crise actuelle n’arrange rien. Ensuite les jalousies et les commentaires en provenance des uns et des autres. On ne fait pas toujours l’unanimité et se sont souvent ceux qui ne fréquentent pas nos salles qui râlent. Les culturels sont aussi, parfois, égocentriques. Ma plus grande joie est d’avoir permis à plus de 3.500 artistes, toutes disciplines confondues, de monter sur une de nos scènes.

- Au bout de ce long bail, quels enseignements pouvez-vous tirer quand aux préférences du public verviétois ?
Hélas, le public a bien changé en 20 ans. Aujourd’hui il n’y a pas qu’un public mais des publics. Chacun a son idée et ses préférences. Notre rôle est de programmer de tout pour tous ! Là aussi, pas toujours simple car certaines formes d’expressions sont mise à l’index par ceux qui se revendiquent de la vraie mouvance culturelle. Moi, ce qui m’intéresse c’est que quelqu’un change ses habitudes et pénètre dans une salle de spectacle.  C’est comme dans une bibliothèque, je ne fais pas de différence entre les lecteurs de BD et ceux qui dévorent les ouvrages de Philosophie. L’important pour moi c’est que les gens lisent. Idem en spectacle.

- Quelles sont les recettes qui marchent toujours ?
Ce qui est relayé par les médias. Les gens ont besoin de guides… d’informations…. De voir des images, d’entendre en parler à la radio. Dans le domaine du théâtre se sont les professeurs qui doivent d’abord donner le goûts des choses.

- Pour vous, quel fut le meilleur spectacle de la saison passée ?

Bizarrement un spectacle que j’ai vu à Paris, les Rabeats que nous avons la chance de programmer cette saison en mars prochain.

- Et au niveau des spectateurs ?

Le public, tout comme l’équipe avec laquelle je travaille sont des gens formidables. Le public a fait des ovations à Natacha St Pierre et à Tina Arena mais cela ne veut rien dire. Il y a eu aussi de formidables moments de théâtre !

- Avant d'établir la programmation de la saison 2010-2011, avez-vous des impératifs autres que financiers ?

Forcément oui, il faut voir, entendre, écouter, lire, négocier et définir ce que nous croyons être une bonne stratégie.

- Combien de place notre Grand-Théâtre peut-il aujourd'hui réellement offrir à ses visiteurs lors d'un spectacle ?
seulement 700 hélas. Sur les 941 il y a bcp de places  aveugles et je ne veux pas tricher avec le public. Duesberg en fait 264

- Les grandes productions coutent chers. On joue dans quel ordre de prix ? En aurons-nous cette année ?
Les gros plans, seront ceux qui sont assurés sur le plan privé. Starmania, Simon and Garfunkel, Sister act, etc… sont des productions qui demandent pas mal de moyens pour les créer. Le CCRV n’a pas les moyens d’assurer et il hors de question de mettre les finances du CCRV (dont une partie est issue de subventions publiques) pour assouvir des coups de cœur.

- Quelques mots sur la programmation
Elle est simplement géniale et couvre tous les secteurs d’expression. L’agenda est disponible dans nos bureaux et sur internet. A découvrir vraiment.

- Vos coups de coeur ?
Outre mes productions (faut bien que j’y croie car si je ne le fais pas, personne n’y croira !) les Rabeats, j’en ai parlé plus, la reprise du Brel, l’Antigone d’Anouilh et les coproductions avec Paroles d’homme et Liège au pays de danse.

Merci Pierre Stembert

Mise à jour le Mercredi, 23 Juin 2010 08:08
 

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