SCORPIONS, the farewell tour 2012 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Alex Caro   
Mercredi, 21 Novembre 2012 22:18

Le groupe germanique Scorpions a décidé de mettre un terme à sa carrière tant scénique que discographique  après une carrière longue de plus de 47 ans.

En effet le groupe de Hanovre qui a enregistré 22 albums studio et 6 live  nous assène actuellement de sa dernière piqure après avoir vendu plus de 100 millions d’albums et réalisé des dizaines de tournées mondiale, cet ultime tour s’intitule ‘The farewell world tour 2012’.

Le groupe était présent le week-end dernier à Esch/alzette au Luxembourg pour un show qui restera longtemps dans la mémoire des fans tant par sa qualité musicale que par le bonheur partagé des musiciens d’être sur scène pour saluer son public dans son ultime tour de piste !

‘Sting in the tail’ ouvre le show, les lights sont splendides, le son excellent et le groupe assure en envoyant le maximum d’énergie pour les spectateurs visiblement ‘aux anges’.

‘Make it real’, ‘Bad boys running wild’, ‘The Zoo’ où Matthias jabs le guitariste souriant brille de sa partie solo jouée au talk-box.

Une exploration de titres plus anciens ensuite avec le délicieux ‘loving you Sunday morning’ ou encore ‘Send me an angel’ et ‘Holyday’, 2 magnifiques balades dont Scorpions a le secret et jouées unplugged sur l’avancée scénique…

 

 

 

 

 

‘The best is yet to come’ autre ballade extraite du dernier album studio du band ‘Sting in the tail’(2010) si l’on ne tient pas compte du dernier cd en date sorti en décembre 2011 ‘Comeblack’ qui est une compilation comprenant cependant des titres de groupes légendaires ayant influencé les scorps’, outre les tubes du groupe, ce cd comprend les reprises de ‘Tainted love’ de Gloria Gaynor et plus tard Soft Cell, ‘Children of the revolution’de T-Rex, ’Accross the universe’ des Beatles (grande influence de Klaus Meine), ‘Ruby Tuesday’des Stones (influence de Rudolf Schenker),et ‘Tin soldier’ des Small faces.

 

 

 

 

 

 

Le passage kottak attak vaut son pesant de cacahuète du point de vue visuel surtout avec la projection sur écran d’un extrait du Us festival en 83 où les scorpions avaient joué.( ce concert avait été reconnu comme la meilleure prestation du festival et contribué à ‘installer’ les scorps’ outre-atlantique) -ndlr- et aussi un défilement des pochettes d’albums du groupe toujours intéressantes et parfois choquantes, depuis le 1er cd ’Lonesome crow’ en 72. James est un batteur solide et extrêmement spectaculaire, il sait faire participer en étant seul en scène à ce moment tout le public jusqu’en fond de salle.

‘Blackout’ et son riff légendaire écrit par l’athlétique Rudolf Schenker qui court de part et d’autre de l’immense scène la guitare à l’épaule celle-ci customisée et crachant de la fumée (car pourvue d’un pot d’échappement !), la tête imitant le névrosé de la légendaire pochette du cd du même nom, pansements, bandages et grimaces dans un masque très ‘reality’ !

‘Six string sting’ un autre classique du groupe est encore une performance scénique venimeuse et piquante pour les fans sous le charme.

‘Big city night’ avec ses projections des rues de Las Vegas by night, le groupe donne du spectacle devant les écrans, la voix de Klaus est toujours d’attaque et fait mouche de par sa justesse et sa puissance toujours là…

Pawell Maciwoda le bassiste est aussi un pilier qui soutient les fondations de la musique des scorpions avec James Kottak et la guitare rythmique de Rudolf si rutilante de bons riffs plaisants aux oreilles des auditeurs.

Le rappel nous apportera notre lot de souvenirs étincelants avec le fabuleux hit ‘Still loving you’ le plus gros hit du groupe suivi de ‘Wind of change’ écrit par Klaus Meine suite au 1er concert en URSS en 1980 et à la rencontre marquante avec Mikhaïl Gorbatchev qui allait devenir plus tard le président du Kremlin et l’instigateur de la ‘perestroïka’, véritable révolution culturelle qui fit imploser la Russie.

Tout cela est parfaitement illustré dans cette chanson mythique et presque historique peut-on dire maintenant avec le recul des ans…

Un final époustouflant et scintillant nous donne droit au fameux ‘Rock you like a hurricane’ véritable hymne des Scorpions livré impeccablement dans la rock zone du rockhal où nous allons avoir du mal à nous extraire pas uniquement à cause du monde présent mais avec cette amertume qui nous rappelle que ce groupe en est malheureusement à ses adieux. Ils ont beau le chanter’ « You’re not alone in the rock zone », « you got it down to the bone, you’re not alone”, c’est le pas lourd que nous quittons la salle car la bande originale de nos vies est le rock’n’roll et Scorpions en a écrit de très bons passages depuis près de 5 décennies ! N’a-t-il pas fait partie des grands groupes de hard rock des 70’s ?? qui tout comme Led Zeppelin, Deep Purple, Black Sabbath, Uriah Heep ou AC/DC et quelques autres ont ni plus ni moins inventé ce qui deviendra ce que l’ont appelle aujourd’hui le classic rock. Ils partent la tête haute et ont l’honnêteté de respecter leur vaste public en faisant ce choix maintenant. On ne peut que leur dire un énorme merci à la hauteur de leur œuvre qui perdurera dans le temps grâce à leur riche discographie.

Alex Caro

 

 
Mise à jour le Jeudi, 22 Novembre 2012 07:00
 

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