Un Spitfire s’écrase à Soumagne le 3 mai 1941 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Wynants, Président SVAH   
Samedi, 27 Mars 2010 08:04
Ce samedi 3 mai 1941, vers 13.20H, un Spitfire de l’unité de reconnaissance photographique n° 1 de la RAF s’écrase à Soumagne au lieu dit Maireux.
L’appareil est piloté par le sergent Peter Garratt ROSE, 25 ans. C’est sa seconde mission dans cette escadrille spéciale. Il revient d’une reconnaissance photographique au-dessus de la Ruhr.
Pour une raison inconnue, il doit sauter en parachute mais son avion se désintègre et un morceau d’aile le heurte. Son corps a creusé dans le sol une marque profonde.
Les Allemands et les premiers témoins civils arrivés sur les lieux constatent la présence de deux bonbonnes d’oxygène, ce qui leur fait croire, erronément, à l’existence de deux aviateurs.
Le médecin local et son épouse procèdent à la toilette mortuaire et la dépouille est conduite à la morgue du cimetière. L’Union Jack couvre le corps, des fleurs en abondance l’entourent.



La foule arrive très tôt sur les lieux du drame et va défiler le samedi après-midi, le dimanche et encore le lundi au moins. Les bouquets s’entassent à la morgue et à l’endroit de la chute, des gens, dont beaucoup de jeunes, viennent de partout, de Liège, de Verviers, de Chênée, du Plateau de Herve. Des étudiants de l’université de Liège narguent les Allemands et chantent le God save the King.
A une époque où les nouvelles de la guerre sont peu encourageantes, cette attitude de défi, modeste réaction sans doute, relève le moral.
Aujourd’hui encore, à droite de l’imposant monument aux morts de s deux guerres, en plein milieu du cimetière de Soumagne, la modeste tombe de ROSE subsiste, toujours fleurie. L’administration communale et la famille ont tenu à ce qu’il repose sur place.


Voir Jacques WYNANTS, Manifestations anglophiles à Soumagne en mai 1941, dans Radicalités, Identités, Patries.

Hommage au Professseur Francis Balace, textes rassemblés par Alain COLIGNON, Catherine LANNEAU et Philippe RAXHON,  éd. de l’université de Liège, 2009, p. 237-245.

Mise à jour le Samedi, 27 Mars 2010 08:11
 

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