Michel Mohring nous présente sa Moto Guzzi type Alce 500 de 1938 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Michel Mohring   
Jeudi, 25 Août 2011 16:32

Nous n’étions pas le seul pays à construire des motos d’exceptions.

Chaque pays en Europe a eu la fierté à fabriquer des véhicules hors du commun pour illustrer ce qu’il savait faire de mieux. C’est ainsi qu’aujourd’hui, je vais vous raconter l’histoire d’une Moto Guzzi (made in Italie) que j’ai découverte près de chez nous, à Ensival plus exactement.

Lorsque je vois cette Moto Guzzi type Alce 500 de 1938 je n’hésite pas car son état de conservation est magnifique. 

Elle revient sans doute d’Italie, le soleil l’a défraichie certes mais l’a gardée en bon état. Elle ne doit pas avoir parcouru beaucoup de kilomètres.  Ce qui m’intéresse dans une Guzzi, c’est la manière originale dont a été conçu la suspension arrière.

Aujourd’hui elle sert encore de référence. La base arrière est articulée autour de biellettes  pour pouvoir mettre les ressorts d’amortisseurs  en position horizontale  sous le moteur (très astucieux). Des rondelles de frictions amortissent le mouvement.

Le système est tout simplement génial. Le moteur n’est pas en reste non plus. Le cylindre est en position horizontal, ce qui abaisse le centre de gravité et un grand volant d’inertie (dit « coupe jambon ») donne de la souplesse au moteur ce qui procure de la douceur en roulant. Bref, une moto digne d’intérêt dans une collection. L’ensemble est typique et du premier coup d’œil  un connaisseur reconnait une Moto Guzzi. La restauration de cette superbe moto m’intéresse  pour découvrir les astuces de conception.

Les italiens sont des passionnés d’autos et de motos, c’est bien connu. Je m’aperçois au démontage du sérieux avec le quelle ma Guzzi a été assemblée. Découvrir un autre concept que celui de mes différentes motos belges est enrichissant et ce ne sera pas ma seule expérience.

La restauration est facile car la moto est en très bon état. Remettre sur la route un véhicule conforme à sa conception originale ne présente aucun souci  lorsque la moto est bien complète, ce qui est le cas. Il faut quand même un an de travail ,le soir après  journée pour arriver au bout de ses peines mais le résultat est gratifiant. Le rouge est typique des Guzzi  c’est la raison de mon choix. Sa première sortie n’est autre que le Liège-Nancy-Liège tant je suis sûr de sa fiabilité, j’ai eu raison car pas le moindre soupçon de panne ne s’est présenté durant les 700km de l’épreuve. Je constate de manière agréable  que sa suspension originale est vraiment efficace et confortable.

Cette superbe Guzzi n’est restée dans ma collection que quelques années. Un collectionneur allemand passionné de la marque italienne m’a supplié de la lui vendre.

 

Mise à jour le Jeudi, 25 Août 2011 16:44
 

Commentaires  

 
0 #1 Jean Nizet 30-08-2011 06:46
Encore une fois je suis bouche bée. Et après restauration se "farcir" 700 kms nécessite vraiment une confiance, et en vos travaux et en la machine. Je vous soulève mon casque de 1955
Jean
 

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